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De l'intérêt de se couvrir l'hiver quand on court !

Le froid n’est pas neutre pour l’organisme

Quand la température baisse, le corps met en place des mécanismes de défense. Le principal est la vasoconstriction périphérique : le flux sanguin est réduit vers la peau et les extrémités pour conserver la chaleur au niveau des organes vitaux. Ce mécanisme a un coût. Les muscles reçoivent moins de sang, donc moins d’oxygène, et deviennent plus rigides. Résultat : la coordination se dégrade, la foulée se ferme, et le risque de blessure augmente, notamment au niveau des mollets, des ischio-jambiers et des tendons.

Courir insuffisamment couvert accentue cette contrainte. Le corps doit alors choisir entre produire de la chaleur ou soutenir l’effort. 

Il faut se couvrir correctement

Le système nerveux central agit pour nous protéger dans une logique vitale. Il vise à maintenir un équilibre. Trop chaud, le corps limite l’intensité pour éviter l’hyperthermie. Trop froid, il fait exactement la même chose pour éviter l’hypothermie

Être correctement couvert permet de maintenir la température corporelle dans une zone fonctionnelle. Cela signifie une meilleure disponibilité musculaire, une économie de course plus stable et une perception de l’effort plus cohérente. En clair : on court mieux quand le corps n’est pas occupé à lutter contre le froid.

Il ne sert à rien de lui imposer un effort supplémentaire de lutter contre le froid ! Cela ne fait pas progresser nos capacités physiques pour performer.

Protégez vos voies respiratoires !

L’air froid et sec est agressif pour les voies respiratoires. Inspiré rapidement et en grande quantité, il irrite la trachée et les bronches. Chez certains coureurs, cela déclenche toux, bronchospasme ou sensations d’oppression, même sans pathologie déclarée.

Couvrir partiellement la bouche et le cou permet de réchauffer et d’humidifier l’air inspiré. 

Le froid augmente le risque de blessure

Un muscle froid est un muscle moins extensible. Même avec un échauffement, l’exposition prolongée au froid limite l’élévation de température musculaire. Les tendons, peu vascularisés, sont encore plus sensibles.

Se couvrir, en particulier les cuisses, les genoux et les mollets, aide à maintenir une température tissulaire compatible avec des contraintes mécaniques répétées. 

Le froid chronique augmente la fatigue générale, perturbe la récupération et peut affaiblir les défenses immunitaires notamment dans les heures qui suivent l'effort.

Alors, on se couvre intelligemment, pas excessivement

Se couvrir ne signifie pas s’emmitoufler sans réflexion. Le principe est simple : protéger les zones exposées et sensibles tout en permettant l’évacuation de la chaleur. Trois couches légères valent mieux qu’une seule épaisse : une couche respirante près du corps, une couche isolante si nécessaire, et une protection coupe-vent.

Les extrémités méritent une attention particulière et en particulier la tête siège de notre tour de contrôle : le cerveau ! Elles sont particulièrement exposées au froid et perdent beaucoup de chaleur. Des gants et un bonnet fins peuvent transformer une sortie pénible en entraînement efficace, sans impact négatif sur la performance.

Conclusion

Se couvrir quand on court par temps froid n’est ni un aveu de fragilité ni un confort superflu : c’est une stratégie cohérente pour préserver la santé, la qualité de l’entraînement et la régularité à long terme sources de la progression !



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NICOTA David 6 janvier 2026
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